Mai 18

LA TACHE 2546

Voilà de longs mois que j’attendais d’avoir un ciel correct pour imager le soleil ou la lune mais le vent gâchait tous les ciels transparents …….

Ce matin, Meteociel et Meteoblue étaient d’accord, mais il y avait une panne d’alto-cumulus qui cachaient le soleil jusqu’à ce qu’un trou se dirige vers le soleil. J’ai été aussi vite que pes jambes le permettent et le résultat est ici, d’abord à F:15, puis avec un Drizzle 1.5 par Autostakkert2. Traitement comme d’habitude AS2, puis Registax6 pour les ondelettes et XnView pour la finition ; sur 3000 images, j’en ai conservé 100.

0929_2016-05-18_T_09-29-55-0280_Continuum_AS_f100_g3_ap1021ARLSIR

Et maintenant le Drizzle qui ne montre pas plus de détails d’ailleurs….mais potable !

0929_2016-05-18_T_09-29-55-0280_Continuum_AS_f100_g3_ap1021_Drizzle15Je suis maintenant rassuré sur la qualité de l’optique de cette transformation en F:15 de mon Mewlon !

Il ne me reste plus qu’à rencontrer de bons ciels avec peu de vent….le vent c’est ici la Tramontane surtout et elle est mauvaise pour la visibilité et en rafales …et de plus froide, un comble !

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Août 10

IL NE FAUT JURER DE RIEN ! ou LES PÉRÉGRINATIONS D’UN ASTRONOME AMATEUR À LA RECHERCHE DU GRAAL DES TÉLESCOPES

 

….J’écrivais il y a pas bien longtemps être satisfait du tube INTES acheté à J.F. ROUVIÈRE et comme tout astronome amateur qui se respecte, j’ai immédiatement jeté un œil à mon ancien tube, je veux dire mon Mewlon 250 me souvenant de tous ses avantages…..

Que tout collègue qui n’est pas passé par ces remords me jette la première pierre !

C’est alors que je suis tombé sur le site :

http://www.takahashi-europe.com/fr/mewlon.accessories.php

« Tout Mewlon 250 peut être transformé en F : 15 par l’adjonction d’un correcteur et d’un extender adaptés » Il devient alors à F:10 et F:15 au choix. F:10 me parait bien pour les jours un peu turbulents, F:15 pour les très bon ciels ! (Il est sans cette transformation à F:12)

J’ai vite obtenu la confirmation par Rémi PETITDEMANGE que le N° 04028 était transformable et nous avons convenu de lui envoyer le tube et d’effectuer la transformation en F:10 et possibilité  de F:15.

Transporté par mon ami Bruno GRACIA, car malgré l’enthousiasme, mes bras ne sont toujours pas capables de porter le tube et encore moins dans son carton avec lequel il est arrivé depuis le Japon, qui lui ajoute 5 Kg – ce qui atteint les 18 Kg !

Le colis est à cette heure-ci en route depuis la poste de Saint Chinian.

Pendant que ces réflexions me « turlupinaient » j’ai procédé à quelques essais sur la lune de mon nouvel INTES. Voici par exemple une mosaïque (deux images pas  très bien équilibrées car je les avais déjà traitées par Registax6 au lieu de les réunir au sortir d’As2 et avant les ondelettes de Registax). Partie ouest de la Mer de la Sérénité au foyer de ce tube Rumak de 180/2700, avec la camera Basler 1300 et Autostakkert 2, Filtre 685nm, 300 images conservées sur 3000.

(Cliquer plusieurs fois sur l’image pour la voir en taille réelle)

Mosa SerenitasIl n’y avait que peu de turbulence et la finesse de l’image fait honneur à l’optique de l’INTES !

Les Dorsae Smirnov et Lister à l’est de Posidonius sont particulièrement bien visibles ainsi que le petit cratère Very inclus dedans, Dorsum Azara, qui les rejoint à partir de Bessel est aussi bien marqué, les crêtes de Posidonius sont encore élairées pour quelques instants (la Lune est descendante) et on peut retrouver la Rima Calippus à l’extrême nord  près de la rive de la Mer non loin du cratère de même nom.

Quant au petit cratère Linné, qui a occupé les anciens sélénographes il y a belle lurette qu’ils n’y voient plus de modifications, et il se reconnait facilement par son auréole claire.

Pour ceux que cela intéresse, une histoire très détaillée des modifications du sol lunaire depuis avril 1787 (W. Herschel) à mai 1877 (Dr. Klein) se trouve dans les pages 68 à 75 de « L’Étude de la LUNE » par l’Abbé Th.MOREUX Gaston DOIN Éditeur 1922 ; ce n’est pas très récent, bien sûr, mais les descriptions et les explications sont pittoresques !

Je vous proposerai bientôt d’autres images réalisées avec cet INTES dont les bons exemplaires – ce qui est le cas ici – sont pratiquement l’égal d’après Frédéric JABET, d’une lunette apochromatique de 180mm.

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Juil 25

ACTUALITÉS D’ASSIGNAN

Je n’ai rien publié depuis Novembre 2014….mauvais temps, fatigue, vents fréquents ou turbulence, bref : « Que faire en un gîte à moins que l’on y songe? » comme l’écrivait notre bon vieux La Fontaine…

Alors j’ai songé et de ces rêveries une chose est sortie : mon bon Mewlon 250 n’est pas adapté à mon site bien qu’il m’aie permis. des images répondant à mes souhaits.

Le coucou est arrivé, puis les rossignols, et les cigales et je n’avais toujours rien fait de bon

…Et je me suis souvenu de deux tubes que j’ai revendu , un Intes M 715 de le bonne époque (avant qu’Optique Unterlinden ne renonce à les proposer vu le nombre de défauts nécessitant un retour en Russie) et un SkyWatcher 180/2700 aussi mais Maksutov vrai ce dernier. De même diamètre et focale tous deux,  et donc moins sensibles à la turbulence et plus maniables quant au poids ils me permettraient probablement de m’en servir plus souvent et avec les mêmes résultats à peu de choses près. Je les ai vendus l’Intes en Avril 2013 et le SkyWatcher en Novembre de la même année et j’avais eu l’occasion de les comparer au Mewlon que j’avais fini par préférer car un peu plus performant en définition en me disant que « qui peut le plus peut le moins »….Mais je n’avais pas alors tenu compte de son poids qui ne me dépassait pas encore !

J’en étais là de ces rêveries lorsque je suis tombé sur une annonce de Jean François ROUDIER qui mettait en vente un Intes M 715 et qui a eu l’attitude sympathique de me préférer à un autre acheteur. Ce tube avait été acheté en première main par JP. BRAHIC et avec de tels parrains, je n’avais pas à m’inquiéter de sa qualité. L’affaire rondement conclue les premières images ont été à la hauteur de mes attentes comme en témoigne celle-ci du 12.07.2015 légèrement supérieure à celles fournies par ma lunette de 150 (voir article du 15.11.2014.

Voici ma première image à l’Intes le 12.07.2015 :0831__2015-07-12_T_08-31-47-0073_Continuum_AS_f200_g3_ap1802ARXnEn somme un chouilla meilleure que celle à la 150 précédemment affichée ; je suis très content de cet Intes merci à Jean François !

 

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Nov 23

LA TACHE 2192 EST DE RETOUR !….

Eh oui, elle a fait un tour complet derrière le disque solaire et a réapparu de notre côté.

Elle se nomme maintenant 2209 et 2214, mais on la reconnait facilement. Malheureusement, à part la photo que je vous montre je n’ai pu la voir à nouveau…..Cette photo-ci a été réalisée avec le lunette 150, au foyer, camera Basler 1300, Lame Astrosolar 3.8, Continuum et IRB, traitée par Autostakkert 2 ; les conditions météo n’étaient guère favorables et il m’a fallu une dizaine de films pour en trouver un présentable….

0954_1811&'_2014-11-18_T_09-54-38-0305_Continuum_AS_f150_g4_ap854AR - copieLa tache 2209 le 18 novembre 2014 à 09h 54 TU

Cette fois-ci, elle va nous quitter à nouveau…la reverrons-nous ?…

 

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Nov 15

LUNETTE 150/1800 ACHROMATIQUE, ESSAIS DIVERS

La construction de cette lunette terminée, il m’a fallu l’installer sur mon EM200 (merci à Gilles BOSCHETTO !) et en faire l’équilibrage. Celui-ci m’a confirmé – comme m’en avait averti Hervé ANDRÉ – que la monture aurait dû être nettement plus haute que le toit de mon observatoire ne le permettait…. et l’équilibrage était peu modifiable sans entraîner des problèmes lors du passage du tube de l’ouest à l’est du méridien : l’objectif butait contre le mur sud, sinon, la camera butait contre le mur ouest….je n’avais évidemment pas prévu les dimensions de mes murs en fonction d’un tel instrument !

Sauf pour les objets à faible hauteur, je ne m’en servirai qu’à la camera, ce qui est d’ailleurs mon mode de fonctionnement habituel.

Puis, j’ai procédé à la collimation en plaçant mon étoile artificielle à une distance qui m’a permis, grâce à deux tubes-allonge et un renvoi coudé, de faire la mise au point un jour sans vent ni soleil pour minimiser la turbulence. Le résultat fut vite obtenu grâce à la longue focale et la construction soigneuse.

Puis suivit une période de mauvais temps et enfin je pus m’en servir sur le soleil. Au foyer, avec une lame Astrosolar et un filtre Continuum + IRB, les images sont très satisfaisantes, piquées même, les pénombres sont détaillées, les grains de riz bien visibles

 

Image au foyer

0951_011014_2014-10-01_T_09-51-29-0052_Continuum_AS_f200_g4_ap281ARXn

Autre image au foyer sur le centre du disque :

1255_011014_2014-10-01_T_12-58-25-0641_Continuum_AS_f200_g4_ap918AR

 

 

L’usage d’une Barlow 2X est même possible par bonnes conditions :1044_131014_2014-10-13_T_10-44-21-0436_Continuum_AS_p10_g4_ap475AR-B2X-Xn

Par contre, si l’on veut se contenter d’un grandissement de 1.5X, la fonction Drizzle 1.5X d’Autostakkert 2 donne encore de bons résultats bien que l’on perde en netteté :

Celle-ci, je vous la mets pour le souvenir et le plaisir ! :

(Les grains de riz apparaissent lorsqu’on clique à plusieurs reprises sur l’image pour la voir en taille réelle  ici peu visibles car la tache n’est pas au milieu du disque solaire).

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Toutes ces images ont été faites sous Continuum et camera Basler 1300 ; j’ai voulu essayer ce que je faisais avec mon Mewlon : utiliser le filtre rouge, non un 807nm trop gourmand en lumière mais ici un 742…..Déception, les images sont toutes floues et je ne parvenais pas à faire une mise au point correcte ! L’explication est venue à la lecture d’un article de Frédéric JABET (Astromagazine N° 156, Mai 2013, p. 78) : les réfracteurs ne donnent pas de bons résultats dans le rouge du fait de l’aberration de sphéricité dans cette couleur ! Comme les images sont bonnes dans le vert, c’est que l’objectif est corrigé pour donner de bons résultats dans cette longueur d’onde ; inutile donc d’espérer atténuer la turbulence en travaillant dans l’IR …

Ce qui précède délimite donc clairement les plages d’emploi de cette lunette en imagerie solaire.

Voyons maintenant ce qu’il en est en imagerie lunaire.

Instruit par mes déboires en lumière rouge et IR, (j’utilisais avec le Mewlon le filtre 685nm) j’ai préféré avec mes deux cameras me cantonner à la lumière blanche avec un simple filtre IRB.

Mes essais ont d’abord été effectués avec la Skynyx 2 0-C employée en monochrome

Région nord pixels de 7.4 μ:

Nord LunaireLe capteur 640X480 couvre un bon espace, l’image est fine et contrastée.

En employant la fonction Drizzle d’autostakkert, l’image est encore valable et ne manque pas de finesse :

4_N00004_AS_p58_g4_ap165_Drizzle15-58pcEt maintenant voyons les résultats avec la camera Basler :

AU FOYER :

AU FOYER-Xn

Les conditions n’étaient pas à la hauteur de celles de l’image précédente…..mais j’ai tout de même tenté le Drizzle dans Autostakkert 2 :

AVES DRIZZLE

DRIZZLE 1.5X-1758_301014_2014-10-30_T_17-58-18-0871__Drizzle15

On ne peut pas dire que ce soit merveilleux, mais vu le ciel, c’est acceptable…

Donc, en imagerie lunaire, les résultats sont  – disons « acceptables » –  mais en dessous de ceux du Mewlon 250, mon instrument de comparaison.

En observation visuelle

C’est là que la lunette donne les meilleurs résultats, les images sont piquées, contrastées, dénuées de chromatisme.

Avec l’oculaire de 24mm (TAKA), on a le disque lunaire/solaire en entier. (G=75X)

Avec l’oculaire 13mm Burgess, l’image est excellente (G=138X, c’est à peu près « l’oculaire de travail » et c’est ce que je n’aime pas dépasser).

Je n’ai essayé l’oculaire de 7mm que pour vérifier que c’est trop : G=257X, pour un diamètre d’objectif de 150mm c’est près du double en effet !

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Nov 02

Le Passage de la tache géante 2192

Cette tache, étonnante en période de cycle solaire décroissant, a été signalée sur Space Weather dès le 17/10/2014 et ce site en publia une photo due à notre compatriote JP. BRAHIC, photo sur laquelle elle apparaît sur l’extrême bord du limbe solaire avec les précisions suivantes : « la tache 2192 relâche plusieurs flares solaires de classe M et projeta dans l’espace une massive CME (éjection de masse coronale constituée d’une bulle de plasma).

Le 19/10, toujours sur Space Weather, on peut voir une très belle photo de Philippe TOSI à Nîmes et le site signale encore un flare solaire de classe X1, dont le Solar Dynamics Observatory enregistre l’explosion dans l’ultra violet extrême à 05h00 TU auquel correspond un Black out radio sur l’Asie et l’Australie.

Ce n’est que le 20/10 que des circonstances météorologiques favorables me permettent d’en faire une image avec ma nouvelle lunette 150/1800 achromatique et la camera Basler 1300, une lame Astrosolar photo et un filtre IRB alors que son activité explosive continue à entraîner des perturbations radio.

Comme dans toutes mes images, le Nord est en bas : vision télescopique.

20_1324_201014_2014-10-20_T_13-24-51-0333_Continuum_AS_p20_g6_ap272ARTache 2192 le 20/10/2014

Les 2& et 22, pas d’observation pour mon site, mais Space Weather continue à en donner des nouvelles et des photos tout en notant les explosions et les perturbations radio enregistrées par les radio-amateurs, les pilotes et les marins -et je pourrais ajouter les téléphones portables qui ont connu plusieurs coupures de réseau…

Ensuite, je ne l’ai revue que le 23/10 et avec un ciel moins favorable :

23_1206_231014_2014-10-23_T_12-09-19-0549_Continuum_AS_p10_g4_ap380ARLa tache le 23/10

Puis le 24, les conditions s’étant améliorées :

24_1206_241014_2014-10-24_T_12-06-48-0050_L_AS_p10_g4_ap371ARLe 24/10

Maintenant, le 25/10 :25_0848_251014_2014-10-25_T_08-48-25-0491_L_AS_p10_g4_ap340LR

Le 25/10

Et enfin, le 26/10 :

26_Tache 2192 le 261014 à 12h03La Tache 2192 le 26/10. On sent par son rétrécissement latéral qu’elle commence à se profiler en oblique sur le limbe solaire et ne va pas tarder à disparaître de l’autre côté ; j’ai tenté de l’observer ce jour (le 28/10) mais le ciel ne s’est dégagé qu’au moment où elle disparaissait derrière le toit de ma maison…

Demain, le ciel sera probablement couvert et ce n’est que jeudi que celui-ci se dégagera peut être….pour la voir disparaître pour de bon.

Comme le faisait remarquer SpaceWeather, cette tache a « crépité d’activité magnétique » tout au long de son passage.

….Et jeudi, mon ciel ne s’est pas découvert ! et je n’ai pu que voir les photos des collègues qui ont fixé son image alors qu’elle s’éclipsait derrière le soleil, non sans cracher encore une violente CME…

 

 

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Sep 27

SOLEIL DU 27/09/2014

Le jet stream était bienveillant ce jour, par contre le seeing index 2 tout rouge ce qui n’augurait rien de bon…Mais le ciel était pur et surtout sans vent et les images stables.

Voici trois des principales taches de ce jour, toujours au Mewlon 250, au foyer, avec une lame Astrosolar photo, Filtre 807nm, la camera Bassler 1300 Genika puis Autostakert 2 et Xnview.

Et IMerge bien sûr pour la mosaïque….

Le groupe 2172/2173 est impressionnant mais 2175 n’a rien à lui envier, elle est tout aussi tourmentée.

Le groupe 2172/2173 cliquer dans l’image pour la voir en taille réelle

2172 et 2173

Puis la tache 21752175

Décidément, l’arrière saison est souvent favorable !

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Août 25

CONSTRUCTION D’UNE LUNETTE DE 150/1800MM (SUITE)

 

Tout d’abord, voici les pièces que Norma a fabriquées ainsi que l’objectif :

L’objectif vu de face :

Vue de face1

 

L’objectif (profil) :

Vue de biais face oculaire à gauche1Le barillet oculaire avec le Crayford donné par Astrofrenchy muni de deux tubes-allonge destinés à alourdir l’extrémité oculaire.

 

C’est la partie gauche avant l’épaulement de l’objectif qui entrera dans le barillet objectif ci-dessous à gauche sur la table et qui est tournée vers l’oculaire :

Montage du premier baffle1

Je me suis aussi muni de trois tubes alu de diamètre 10mm et de tige filetée de 8mm (trouvés au Bricomarché de Capestang) destinée à entrer dedans et y être collée à l’Araldite  en portions de 50mm pour qu’une partie déborde et soit fixée aux baffles. Comme ils n’avaient pas d’Araldite, qui, (parait-il est plus chère ) j’ai pris de la Sader Rapide à deux tubes jumelés qui me parait aussi efficace.

J’ai vérifié en premier que les baffles pouvaient circuler librement dans le tube sans arracher la peinture noire qui y était.

Puis j’ai fait la même vérification pour les barillets objectif et oculaire : leur adaptation respectivement à l’intérieur ou à l’extérieur du tube était parfaite, juste un peu serrée, ce qui m’a conduit à ne pas les entrer à fond pour pouvoir les retirer et faire le montage après ponçage de la peinture.-

L’objectif entre dans le barillet objectif avec un léger jeu qui a été facilement corrigé par trois cales en carton à 120°. Dans ce barillet objectif j’ai percé trois trous de 4,2mm destinée à être taraudés à 5 pour les vis tirantes, les poussantes ayant leurs trois trous déjà taraudés et à 120° sur la partie large de l’entourage métallique de l’objectif.

Comme j’ai eu de la  peine à trouver ces mèches de 4,2, j’indique l’adresse :

Julien Russis <perffix@gmail.com>

ou :                                                  www.perffix.com/

….On y trouve tous les diamètres intermédiaires destinés à forer les avant-trous pour les taraudages iso.

J’ai relevé alors sur le simulacre de tube ayant le faisceau optique en demi-largeur quelles étaient les positions exactes en longueur des baffles pour lesquels j’avais indiqué les diamètres à Norma.

Il me fallait en effet que le premier baffle, « baffle objectif » soit à une distance accessible à mon bras pour y déposer la colle destinée à le fixer sinon j’avais trouvé difficile de repérer exactement la position du baffle et de percer des trous dans le tube pour le fixer avec des vis. En effet, si je me sentais capable de percer dans le Delrin de ce baffle trois trous à 120°, (ou de le demander à Norma ) je ne m’en ressentais pas d’en faire autant avec exactitude à l’extérieur du tube à 50 cm de l’orifice !  J’avais toute chance de « tomber en dehors ». J’ai donc choisi le procédé de JF Roudier : fixer le baffle sur un tube carton enroulé et fixer le tube carton par quelques points de colle à l’intérieur du tube.

Le tube en bristol et la fixation du baffle objectifCollage du baffle objectif1

Notez que j’ai provisoirement placé le montage sur le deuxième baffle, visible à l’intérieur du premier, car le support n’était pas plan.

Le sciage des tubes et des tiges filetées ne posa pas de problème, penser tout de même à refaire le pas des morceaux de tige filetée abîmés par le sciage sinon on aura de la peine à y visser les boulons fixant les baffles.

Une fois que les morceaux de tiges filetées sont collées dans les portions de tubes, on peut procéder à un premier essai de l’ensemble des deux baffles médian et oculaire, puis si tout est correct assembler et coller en attendant une nuit pour serrer (modérément : ça ne bouge pas ! ) les écrous :

L’ensemble des deux baffles oculaire :

Les deux premiers baffles1J’avais commencé à peindre en noir avec la  peinture utilisée pour l’intérieur du tube, mais cette peinture sur l’alu ne m’a pas plu : elle s’y étale mal et j’ai commandé deux bombes de peinture à carrosserie, noir mat avec laquelle j’ai continué avant de peindre le montage du barillet objectif et son tube carton.

L’enfilage des baffles

Enfilage des deux baffles oculaires (2)1La continuation du montage consiste à enfiler ce montage dans le tube et il faut monter à l’échelle ! Mais il est important de ne pas enfoncer dans un premier temps le barillet oculaire : en effet, le barillet comporte trois trous filetés à 120°et il faut que les vis soient à l’extérieur du tube…on perce donc celui-ci à l’aveugle et on risque, là aussi, de « ne pas tomber en face »….

Voici comment j’ai procédé : j’ai mesuré exactement la distance entre le centre des trous et le rebord du barillet qui viendra prendre appui sur l’extrémité du tube.  (5mm) Mais il faut être sûr que le tube a bien été scié d’équerre ! Pour vous décrire comment j’ai procédé, il me faut revenir en arrière.

Lorsque le tube a été peint, il m’a fallu le scier à  sa dimension définitive et j’ai, pour tracer pris une grande feuille de bristol bien rectangulaire que l’ai enroulée autour du tube en faisant parfaitement coïncider les extrémités,  (fixer le tout avec quelques bouts de Scotch ) de cette façon le tracé au feutre fin suivait la perpendiculaire à la génératrice ce que je voulais obtenir. Ensuite, le sciage à la scie à métaux par petites longueurs en entamant progressivement le tube a donné un résultat satisfaisant  et sur lequel je peux m’appuyer pour tracer la position de mes trous à l’équerre. Il peut être prudent et s’exercer avant sur une chute du tube…  il est heureusement vendu par 2 mètres !

Je continue l’assemblage, une fois le barillet oculaire fixé avec ses baffles, j’ai retourné le tout et fixé le baffle objectif à l’aide de grosses boules de colle fixées à la distance voulue et repérées grâce à une baguette sur laquelle j’avais fait un repère.  J’ai utilisé une tringle à rideaux en bois sur laquelle j’ai fait un repère pour enfoncer le baffle à coups de maillet jusqu’à la bonne position.

La fixation du barillet objectif ne pose guère de problème, il se fixe à l’extérieur du tube et les 3 trous se percent facilement à travers les trois trous pratiqués par Norma à l’aide d’un foret un peu plus fin que le filetage, puis le positionnement des trous est vérifié  ;  rien de particulier sinon le passage du taraud N°1 de même diamètre que les taraudages de Norma pour que les boulons se fixent par l’intérieur sur le barillet objectif. Serrer modérément, le PVC est mou !

Essais sur paysage

Essais sur paysage1

Enfin seulement j’ai monté l’objectif et attendu de recevoir mes anneaux mais je n’ai pas résisté, avec l’aide de Gilles  BOSCHETTO, à pointer le paysage lointain pour voir en mettant l’imposant tube à plat sur une table et pointant en le relevant un peu grâce à une baguette plus ou moins rapprochée de l’oculaire. Cela m’a permis de vérifier que j’atteignais la mise au point avec l’un ou l’autre des tubes allonge tant avec l’oculaire qu’avec la camera ou un renvoi coudé. Malheureusement la trop forte turbulence ne m’a pas encouragé à faire un film….Mais j’ai tout de même constaté avec satisfaction que le chromatisme était faible : tout juste un léger liseré bleu autour des arbres sur fond de ciel.

J’en ai profité pour situer le point d’équilibrage du tube, posé sur un manche de râteau ou d’une portion de tringle à rideaux en bois sur lequel on le fait aller et venir jusqu’à l’équilibre. Il se situe actuellement et sans contrepoids à 1200mm de l’oculaire , or pour le confort de l’observation, vu la hauteur de ma monture, il faudrait le ramener à 800mm de l’oculaire, ce qui se fera par un anneau supplémentaire coulissant à l’arrière de la lunette, inspiré du contrepoids des TOA 130 TAKA. Cet anneau sera ultérieurement lesté à l’aide de plombs de plongée  Il sera construit par Didier CHAPLAIN sur le modèle des deux anneaux fixes.

Compte tenu du porte à faux important du côté objectif du tube, il faudra prévoir une distance entre anneaux de 500mm au moins.

Il me reste maintenant à recevoir les anneaux que Didier CHAPLAIN de SKYMECA doit me réaliser pour faire les essais sur le ciel et la collimation ce que je raconterai dès que possible.

 

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Août 13

CONSTRUCTION D’UNE LUNETTE 150/1800 (F:12)

Depuis longtemps l’idée d’une lunette à F : 15 me chatouillait mais je ne voyais pas de possibilité d’en acheter une – trop rares, trop chères et….pratiquement introuvable.

Mon Mewlon 250 à F : 12 me donnait des images de qualité, mais il est sensible à la turbulence, ce qui en restreint l’usage pendant les mois chauds d’été durant lesquels le soleil est haut. Et je gardais la nostalgie des images piquées et contrastées de ma TOA 130 TAKA…….

Mon petit observatoire ne me permettait pas d’y introduire une lunette de ces dimensions : il m’aurait fallu en surélever la monture pour ne pas me retrouver à quatre pattes pour atteindre l’oculaire. Et donc le toit ; ceci dépassait mes forces diminuées par l’âge.

Les choses en étaient là et je m’efforçais de me servir le mieux possible de mon Mewlon tout en me disant que le mieux était sans doute de renoncer à ce rêve et de me contenter du Mewlon. Mais le Hasard, ce grand Dieu qui nous envoie des idées auxquelles nous n’aurions jamais pensé sans lui, me fit tomber un jour sur une annonce d’Astrosurf (que je consultais chaque jour – Merci à Jean-Philippe CAZARD – comme d’ailleurs LeBonCoin, où l’on peut parfois trouver de vieux tubes).

Regis LECOCGUEN y mettait en vente un objectif achromatique de lunette de 150 à environ F : 12 pour un prix dans mes moyens……Il me garantissait la qualité de l’optique, bien qu’il n’en connaisse pas le fabricant (« probablement D. et G. » me dit-il) L’affaire fut vite conclue et je me trouvai lancé dans un projet plus raisonnable mais accessible. d’autant que je ne travaille qu’en lumière monochromatique rouge (rarement en Continuum ).

Et mes recherches me firent tomber sur le récit de la construction par Jean-François ROUDIER d’une lunette de 150 à F : 10, objectif ISTAR (voir http://www.astrosurf.com/jiaifer/pagelunetteistar.htm)

J’ai écrit « projet accessible »……il me restait à trouver un tube et un tourneur pour le barillet objectif et porte oculaire ainsi que les baffles….

C’est alors que, suite à une annonce sur les Listes, je reçus une proposition de Norma DESPREZ qui m’encouragea à poursuivre : il me faisait les pièces « main d’oeuvre gratuite » et je payais la matière ! Un grand merci à lui sans qui j’aurais probablement dû renoncer au projet ! Devant une telle proposition, je ne pouvais qu’aller de l’avant ! Norma était en ce moment en train de faire les pièces pour une lunette à F  : 10 ISTAR pour Hervé ANDRÉ qui avait trouvé un façonnier pour lui faire un tube alu et il m’en donnait l’adresse.

Le chaudronnier consulté ne put me satisfaire et je consultai les fabricants de tubes carbone, Weber bien sûr et quelques autres y compris aux U.S.A. qui me proposèrent l’envoi d’un lot d’une dizaine de tubes, mais la dimension ne pouvant transiter par U.P.S. ils viendraient donc en bateau ! Je me sentis mal parti et proposai à Norma de me contenter du même tube que JF ROUDIER, c’est à dire un tube PVC de 160mm de diamètre et 3,2mm d’épaisseur, que l’on trouve facilement chez les marchands de matériaux (c’est le tube classique d’évacuation des eaux des maisons ordinaires !) Il peut présenter quelques petites irrégularités mais elles sont en fait minimes et d’après JF la rigidité est satisfaisante. Jean François et Hervé m’encouragèrent de leurs conseils et Norma me proposa des baffles en Delrin (POM) qu’il tournait facilement à la différence du Médium je crois.

J’en étais là quand Bernard DURAND (« astrofrenchy » sur Astrosoleil) me proposa gratuitement un Crayford neuf qu’il avait récupéré d’une lunette LUNT ! Je n’avais plus qu’à me munir du tube et le peindre en noir mat à l’intérieur :

L’installation de peinture.

J’ai coupé le tube à une dimension trop grande par sécurité et préparé un montage du pinceau à radiateurs sur une latte qui me permette d’atteindre au moins la moitié du tube :

_DSC0514Le pinceau sur sa latte.

 

Plan focal grandeur nature

J’ai fixé par deux vis l’objectif au bout de ce montage et en visant un paysage à l’infini, cherché la position d’un oculaire de focale connue d’où j’ai tiré le plan focal exact inscrit sur l’image suivante : (la moitié du faisceau optique en largeur est représentée seulement).

Pour le montage des baffles, Norma me signala : http://www.astrosurf.com/sogorb/coro/coro.html  dont j’extrais l’image suivante :

LES BAFFLES

Comme on peut le voir, les baffles sont tenus par des séries de trois tubes alu de diamètre 10 qui les rendent solidaires de la platine porte  oculaire et fixent leurs positions à l’intérieur du tube principal dans lequel le tout est introduit.

Il me reste à monter et ajuster tout l’ensemble…….

La suite et les essais dans quelques semaines….avec les photos des pièces de Norma.

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Juil 03

QUELQUES TACHES DU 03/07/2014

Le vent ayant bien voulu se calmer, j’ai pu ouvrir l’observatoire et faire quelques vues du soleil, assez haut en cette période.

Toujours avec le Mewlon 250, un filtre Astrosolar qualité photo, et un filtre 807 à l’exception de la tache 2107 pour laquelle j’ai tenté le 742 avec le résultat décevant que je vais vous conter.

Bien sûr la fidèle camera Basler 1300, des films de 3000 images à 0.15 msec pour les images faites au 807, gamma 2, et comme toujours, au foyer puisque j’y ai la résolution !

Les images ont été traitées par Autostakkert 2 (300 conservées) puis par PSP7 pour retirer un léger bruit (niveau 2)

La tache 2104 avec filtre 807 : (cliquer deux fois dans l’image pour la taille réelle)

Tache 2104 Filtre 807-03072014-07.40TU

Maintenant, la 2109 encore au 807 : (elle promet celle-ci !)

TACHE 2109 Filtre 807 le 03072013 07.47 TU

Venons-en maintenant à la tache 2107, j’ai voulu la faire avec le filtre 742, histoire de voir si en accélérant la camera je ne gagnerai pas en finesse…..De 0.15 millisec, la vitesse est passée à 0.10msec mais contrairement à mes attentes, les grains de riz sont tout flous ou brouillés, (je ne sais pourquoi…) et le reste à l’avenant.Voyez plutôt vous mêmes :

Tache 2107 au filtre 742 :

Tache 2107 le 03072013 07.24 TU-Filtre 742Que s’est-il passé ? la turbulence est restée stable et modérée… je ne comprends pas.

Si vous avez des idées…. la mise au point me paraît bonne, (je l’ai refaite  selon ma méthode habituelle : passer en gamma 4 et observer les grains de riz en éclaircissant l’image) le traitement est le même pour les trois images.

Quoi qu’il en soit, bons ciels à tous, je ferai à nouveau des comparaisons.

 

 

 

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Avr 21

RÉFLEXION SUR LES FILTRES SOLAIRES

Pendant longtemps je me suis servi du filtre Hα en lumière blanche pour les images solaires : il avait l’avantage à mes yeux de faciliter la mise au  point (en poussant provisoirement le gain) et d’atténuer la turbulence, ce qui le rendait supérieur au Continuum classique avec la lame Astrosolar.

Bien que la lumière rouge, de plus grande longueur d’onde, ne permette pas, en principe des images aussi fines que la lumière verte, la diminution de la sensibilité à la turbulence me permettait dans certaines circonstances de l’emporter sur la perte de résolution et de sortir des images meilleures.

Cependant, certains amis me faisaient remarquer que mes images étaient un peu fortement contrastées, ce que je finis par reconnaître, ce qui me poussa à faire des essais avec les différents filtres à ma disposition.

Les filtres 685nm et 742 furent rapidement délaissés car trop de lumière ne permettait pas à ma camera (Basler 1300) d’éviter que certaines images ne soient « cramées ». (le premier garde par contre tous ses avantages pour les images lunaires)

Restaient 807nm et Hα. Je n’étais pas prêt à abandonner ce dernier car les facilités de mise au point étaient à mes yeux précieuses et lors de l’acquisition du Mewlon 250 je venais d’une TOA 130 qui me donnait des images d’un piqué remarquable, bien contrastées et peu influencées par la turbulence. Le passage à une ouverture de 250 avec une obstruction de 0.3 est quelque peu déroutant au début….Cependant, le filtre 807nm me permettait de retrouver à peu près la même image des grains de riz en poussant le gain et je m’y suis habitué, notamment sous l’influence discrète, obstinée et les images d’un certain « astrofrenchy » que je salue au passage. Je suis finalement très satisfait de cette modification de mes images qui sont plus douces et fines ainsi.

Il y a une morale à cette évolution : il n’est pas possible d’utiliser les mêmes réglage et filtres dans toutes les circonstances de site, camera et ouverture instrumentale. Si j’étais dans un site de plaine, par exemple les prairies du Cher, j’aurais peut être intérêt à utiliser le Continuum ou…ma 130 ou mieux encore, mais c’est un rêve irréalisable, un réfracteur de 180mm  à F/D 15 !

À chacun de trouver ses réglages et lors d’un changement d’instrument, à ne pas hésiter à en changer. Et surtout de ne pas espérer trouver l’instrument « à tout faire ». Il y a un choix à opérer entre planétaire et ciel profond, les instruments actuels qui prétendent à rester transportables et être adaptés aux  deux me déçoivent en planétaire, mieux valaient les réfracteurs d’autrefois à longue focale !

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Avr 19

UTILISER Imerge POUR LES MOSAÏQUES

Imerge est un patit logiciel qui est dû à Jon GROVE.

COMMENT PROCÉDER ?

À l’ouverture, on a un écran noir que l’on a intérêt à agrandir. On a trois menus File, View et Help. Dans le menu View, cocher Feathering (ce qui rogne les bords de l’image impropres à une bonne coïncidence), Monochrome (lorsque c’est le cas) et Autobrighten, (qui corrige les petites différences de luminosité). Si les différences sont trop importantes, IMerge ne corrige pas et on touche là une difficulté à réaliser de très grandes mosaïques du soleil (bords et centre) ou de la lune (terminateur et zone de vif éclairage) : même si les captures ont été faites avec des paramètres identiques, il est difficile d’obtenir par exemple un terminateur bien visible et le reste qui ne soit pas « cramé » avec en prime une limite entre les deux images peu esthétique…. On est contraint de se limiter en surface….

Puis, dans le menu File, cliquer sur « Import image » et choisir l’une des images à mosaïquer.

Noter qu’il faut des images en .bmp auxquelles, par commodité, on aura donné un nom facile à retrouver. (AA, BB….)

Faire de même pour une seconde image et les suivantes, elles viennent s’afficher par dessus la première, encadrée d’une ligne jaune. Il faut maintenant en cliquant sur l’une des images, et conservant le bouton enfoncé, trainer cette image jusqu’à la faire coïncider à peu près avec la seconde, le degré suffisant d’approximation s’estimant par l’habitude.

14-04-19 13 59 00

(Les deux icones + et -, à la droite de la barre des icones permettent de régler la taille d’affichage des images, elles permettent d’avoir une vue d’ensemble)

14-04-19 14 00 15Ensuite, un click droit dans la zone commune aux deux images provoquera une coïncidence parfaite à condition que l’on s’en soit suffisamment rapproché, le degré suffisant de rapprochement étant une question d’habitude.

(Les deux icones + et – à la droite de la barre des icones permettent de régler les dimensions de l’affichage afin d’avoir une vue d’ensemble)

Un click dans le noir, hors image, permettra de vérifier que Autobrighten a bien fonctionné car ce click supprime l’encadrement jaune.(visible ici en blanc)

Si l’on est satisfait de cette image, il reste à cliquer dans le menu Files sur « Save image as » et lui donner un nom dans la fenêtre qui s’est ouverte.

14-04-19 14 01 17

 Au cas où l’on aurait oublié que l’on est pas en grandeur nature, on a droit à un rappel fort opportun. Puis, lorsque l’on ferme la fenêtre IMerge,  on vous demande si l’on veut perdre ce que l’on a fait et curieusement, il faut répondre « oui » sinon rien ne s’enregistre ; si l’on répond « non », rien ne se passe et l’on reste sur la fenêtre ouverte sans enregistrement ! (Esprit bizarre du concepteur …..)

 14-04-19 14 01 47

Comme vous voyez, c’est simple, facile, efficace et …rapide !

Quand je pense aux débuts d’Astrocam, durant lesquels on s’efforçait de faire des mosaïques en suivant les conseils du « Dr Bond » (alias Bonduelle) ou d’IRIS grâce auquel en faisant migrer une image pixel à pixel pour obtenir une bonne superposition qui était rarement totalement invisible !…..

Un grand merci à Jon GROVE !

Il existe aussi un didacticiel Imerge sous IRIS :

                       http://www.astrosurf.com/astrojb/mos-imerge.htm

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Mar 16

MER DE HUMBOLDT

Une libration favorable m’a permis une vue de cette mer située à la limite de la zone de visibilité de notre satellite et une mosaïque y a joint Atlas, Hercules et Endymion.

Nous étions le 6 mars, vers 19 heures.

Atla-Hercules-Endymion-Mare Humboldtianum

 

Pour essayer de s’y retrouver dans cette vue très oblique, on fera bien de se reporter au GRÜND carte 7 et Zone de Libration II, p. 183.

On reconnait bien sur mon image la grande zone claire fusiforme située sur la gauche de la Mer, et il semble bien que l’on puisse identifier,  à l’extrémité distale ce celle-ci,  un cratère qui comporte deux cratères jumeaux dans son enceinte et qui n’est pas figurée dans la carte de la Zone de Libration du GRÜND.

Tout à fait au fond (par rapport à l’observateur) sur ma vue se voit nettement un cratère qui en comporte un plus petit dans son enceinte, et qui doit correspondre à Belkovich A, mais par contre, le petit cratère Belkovich E paraît, sur ma vue, être intérieur à A, alors que GRÜND le représente extérieur……à moins que ce qui paraît être le rempart de A le plus proche de l’observateur ne soit le prolongement de la crête qui se dirige vers Hayn ? Cette hypothèse mettrait ma vue en accord avec la carte de la Zone II et n’aurait rien d’étonnant tellement l’interprétation d’une vue aussi oblique est sujette à caution. (Voir vue suivante)

À l’extrémité droite de la Mer, on voit sur ma vue Fabry F, le plus proche de la rive et, probablement, plus proche, Compton R.

Sed contra ….. Si l’on se reporte à la vue de  la carte 7 (p. 41), il semble bien que l’on doive se situer bien plus à gauche et que les 3 cratères situés sur ma vue à l’extrémité de la Mer soient de droite à gauche et du fond vers l’observateur : A, B, et C, c’est pour ma part en définitive ce que je crois.

Je vous laisse trouver des repères plus précis, comme je vous fais grâce des repérages autour d’Endymion, Atlas et Eudoxe, plus faciles ceux-ci.

J’ai poussé le traitement de la vue et vous en propose une partie : elle ne permet pas de lever le doute quant au rempart du cratère Belkovich A.

Mer de Humboldt très accentuée

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Mar 14

SOLEIL DU JOUR – EVOLUTION DES TACHES

Encore de bonnes conditions ce matin (alors qu’hier soir c’était de la pâtée à chiens)

Je vous passe le groupe 2002 qui a peu évolué, toujours au filtre 807nm que je trouve décidément meilleur que le H alpha que j’ai longtemps utilisé… :

14032014 - 10h15_AS_p10_AR

Puis un autre groupe dont je ne parviens pas à repérer le N° dans Spaceweather… Peut être 1996 ou 2003 ?

14032014 à 10h26_AS_p10_AR

 

Enfin, la tache 2005 qui apparaissait hier et commence à montrer des détails :

1032_AS_p10_AR

La région entourant cette dernière semble être très active… à suivre aux H alpha.

 

 

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Mar 12

SOLEIL DU 12/03/2014

Les conditions de ciel étaient particulièrement bonnes ce matin…Cocagne !

J’ai tenté un essai de filtrer avec un 807nm de Baader au lieu de mon H alpha habituel et j’ai trouvé les images plus fines que celles faites aussitôt après avec le H alpha.

Je ne montre que les images faites au 807, Mewlon 250, Astrosolar photo, camera Basler 1300, et Autostakkert 2, 300 images sur 3000, Registax 6 pour finir.

Le groupe 2002 était particulièrement séduisant surtout avec un Drizzle 1.5X :

Cliquer deux fois pour la dimension réelle !

Tache 2002 le12032014 à 10h32_AS_p10_Multi_Drizzle15_AR807

 

Quant au groupe 1996, il est sur le bord mais déjà bien détaillé, même sans Drizzle :

Tache 1996 le 12032014 à 10h15_AS_p10_AR_807PNPCe deuxième groupe entouré de facules doit avoir une belle activité en H alpha.

 

 

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Mar 11

QUELQUES VUES DU TERMINATEUR LUNAIRE du 09 mars 2014

Le ciel s’est enfin dégagé et le vent calmé…………J’en ai profité pour calmer…… mon impatience  sur une jeune lune avec mon Mewlon 250, la camera Basler 1300 et le logiciel Genika (merci à Frederic JABET et sa compagne !)

Comme toujours, je fais mes traitements avec Autostakkert 2, je fais 3000 vues dont je garde environ de 10 à 20%, selon le bruit de l’image sachant que si l’image est très bonne, elle n’est guère bruitée et que 300 images suffisent. De plus, si l’image est très bonne il me semble que l’on a intérêt à conserver les brutes vraiment meilleures, donc les toutes premières classées par Autostakkert.

Les mosaïques sont faites avec IMerge.

En premier, depuis Aristote et Eudoxe vers Platon encore dont le fond du cirque est encore dans l’ombre. La Mer du Froid montre bien ses vallonnements.

09032014_D'Aristoteles à Platon

En nous déplaçant vers le sud, la région entre le trio Archimedes Aristille Autolycus et les Apennins mène à la Rima Hadley bien visible par cet éclairage et vers le sud de cette chaine vers le cratère Uckert, non loin de Triesnecker. Toute la longueur de la chaine de montagne est visible et mène vers les sommets est d’Erastosthènes.

Le petit cratère Hyginus est bien visible dans le coin en haut et à gauche de l’image, avec le début de la fameuse rainure, non loin d’Uckert.

D'Aristille à UckertEnfin, la dernière image représente une région bien différente, bouleversée par de très nombreux cratères parmi lesquels le trio Ptolémée, Alphonse, Arzachel ; elle s’étend jusqu’au cratère Walter, jouxtant à l’est le « Quadrilatère de Helle », comme le nommait Chemla Lamech, en fait essentiellement constitué par Deslandres facile à repérer.

De Thébit à Ptolémée

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Fév 25

Souvenir de LUCIEN RUDAUX

Alors que le ciel s’obstine à rester opaque et venteux, j’en profite pour vous faire  part de quelques souvenirs d’une époque que la plupart d’entre vous n’ont pas connue et où la pratique de l’astronomie d’amateur était dans les limbes et réservée à de rares favorisés.

J’ai reçu ma première lunette digne de ce nom en 1933 pour mes 7 ans, à Noël. Elle était accompagnée d’un livre de l’Abbé Moreux « Pour comprendre l’Astronomie » (Doin éditeur) et peu après je reçus le « Manuel pratique d’Astronomie » de Lucien RUDAUX. Ma lunette était entièrement en laiton verni, de 43mm, modèle dit « des écoles » de chez Vion dans un joli coffret en bois. C’était l’époque où l’on voyait des dirigeables le dimanche au champ de courses de Longchamp, que je voyais depuis les hauteurs de St Cloud où nous habitions ! Quelques années plus tard, j’étais allé rue de Turenne, au magasin Vion et avais rêvé un moment devant une lunette de 162mm, entièrement en laiton, tube formé de sections d’une cinquantaine de cm de long, boulonnées entre elles, montée sur une imposante monture équatoriale et dont l’objectif trônait au plafond du magasin bien que la lunette ne soit inclinée qu’à 45° environ….

À cette époque, on commençait habituellement en se construisant une lunette avec un « verre de bésicle » – traduisez un verre de 35mm de diamètre servant à faire une paire de lunette…. et que l’on pouvait se procurer facilement chez un opticien ou…en demandant à la grand mère de vous donner une paire de ses lunettes devenue trop faible. (Heureusement, les verres corrigeant l’astigmatisme n’existaient pas encore !) Ma toute première lunette fut de ce modèle, le tube en carton servant à livrer  « L’Illustration » à mon grand père et une loupe de récupération en guise d’oculaire. Avec 50cm de focale, j’avais des images richement colorées et la lunette Vion, avec son doublet achromatique fut un progrès immense ! Je pouvais voir l’anneau de Saturne et des bandes ainsi que la Tache Rouge de Jupiter qui était à cette époque bien colorée en orange vif. Pour les taches solaires il y avait un verre de soudeur dans une bonnette et il fallait faire attention à ne pas le faire éclater et déplacer la lunette toutes les minutes. Les paysages lunaires étaient une merveille de finesse, la turbulence n’affectant guère l’image avec un tel diamètre d’objectif.

Le premier de mes livres insistait sur la nécessité d’entrainer sa vue à l’observation à l’oculaire alors que le second déjà un peu plus récent indiquait comment construire une lunette simple et prendre des photos d’étoiles ou du soleil.

La photo restait cependant, une rareté chez les amateurs, les pellicules, lentes et à gros grain ne la facilitaient pas. On entraînait plutôt son oeil, bien plus performant, et on s’efforçait de bien dessiner.  À la différence de l’Abbé Moreux, Lucien Rudaux était un bricoleur, n’hésitant pas à découper des élastiques dans des chambres à air de camions pour fixer sur sa lunette de rudimentaires appareils de photos dont les objectifs étaient des condenseurs d’agrandisseurs ou des objectifs photos dédoublés quand ce n’était pas de simples lentilles plan-convexes que l’on pouvait alors trouver facilement dans différentes boutiques de pièces détachées optiques rue de Rome ou Boulevard de Sébastopol, aujourd’hui disparues.

Lucien RUDAUX  s’occupait alors de la section d’astronomie du Palais de la Découverte où j’allais le rencontrer la plupart des jeudis.

Je lui faisais part de mes balbutiements en photo astronomique, avec un box Kodak 6×9, et un objectif à F:6 d’un diamètre de l’ongle du pouce…. Il me fallait, après une heure de pose guidée à la main et développement corsé, une forte loupe pour trouver quelques points noirs dans une pellicule entièrement transparente, mais avec une telle focale, ils étaient bien ronds !

Lucien Rudaux était un journaliste scientifique, sportif, et artiste peintre. C’est pourquoi, à la demande du spéléologue E.A.Martel il avait accompagné pendant de nombreuses années cet auteur d’un ouvrage ayant eu son heure de célébrité « La France ignorée » dans lequel on peut retrouver quelques une de ses aquarelles.

J’avais environ 15 ans. Lucien RUDAUX  était très accueillant – et toutes les fois que je lui rendais visite, nous parcourions son domaine qu’il me commentait, nous mettions à jour le tableau situé près de son petit bureau et sur lequel il plantait des épingles de couleur représentant les planètes à leurs positions  sur l’écliptique. Parfois quelqu’un venait lui poser une question et je m’instruisais de ses réponses, mais la plupart du temps je l’avais « à moi tout seul » et il me racontait ses expéditions avec Martel au cours desquelles ce dernier le plaçait souvent au pied d’une cataracte pour y déballer son matériel de peintre. À la longue il y avait attrapé des rhumatismes et avait fait jurer à Martel de ne plus jamais le placer dans des situations aussi « humides »….Un beau jour me raconta-t-il, Martel le supplia de l’accompagner en lui faisant valoir qu’il serait dans une embarcation légère, mais au sec tant et si bien que l’expédition se déroulant…le canot chavira, laissant mon astronome préféré barboter dans l’eau glacée et bien décidé à ne plus remettre les pieds dans une grotte.

Un autre sujet de conversation, moins gai, était son observatoire de Donville dont l’armée occupante lui interdisait l’accès : il s’en lamentait et ne parvenait pas à obtenir des nouvelles de sa lunette Secrétan de 130mm. C’était presque une Rolls à cette époque pour un amateur, seule la surpassait la 162mm comme celle de l’Abbé Moreux dont le tube était néanmmoins hexagonal et en bois !

Vers 5 ou 6 heures nous quittions ensemble le Palais, sans omettre de saluer la vendeuse de Billets dans la petite cabanne à l’entrée, au pied de l’escalier et il me racontait son histoire : membre de la haute société russe, chassée par la Révolution et les Bolcheviks, elle parlait un français parfait et nous devisions quelques instants avec elle avant de traverser la Seine jusqu’au BoulMich’ qu’il remontait et où je le quittais. Il marchait difficilement, perclus de douleurs et s’éteignit quelques années après et fut remplacé au Palais de la Découverte par un jeune membre de la SAF.

Son « domaine » au Palais de la Découverte contenait à l’entrée, sur la gauche, un demi globe lunaire d’environ 2 mètres de diamètre, faisant saillie sur le  mur à hauteur d’homme et montrant les différentes régions, mers et cirques en relief et en couleurs vraies, teintes pastel très légères et fidèles et il ne tarissait pas de commentaires sur ces différentes teintes dont on parlait peu à vrai dire alors et dont l’explication était inconnue. Mais son oeil de peintre les percevait nettement.

J’ai appris que lorsque le Palais de la Découverte a été remanié, ce globe a été, je crois,   remisé dans une cave puis détruit sans égard pour sa valeur esthétique ni respect pour le travail qu’il représentait….

Une vieille carte postale, trouvée sur www.delcampe.net montre son observatoire, et dans le « Manuel pratique d’Astronomie » (Larousse édit.) on peut voir à la page 82 le même alors que le chemin d’accès n’était pas encore réalisé, à la page 63 sa lunette Secrétan sur sa monture équatoriale, et à la page 72, Lucien RUDAUX en position de longue pose (guidée à la main  et à l’oculaire !) plus âgé que sur celle de la page précédente, tel que je l’ai connu. On peut remarquer les morceaux de chambre à air de camion qui tiennent l’appareil de photo, le système d’obturation qui fut employé aux débuts de la photo astronomique en ciel profond et le manche à balais qui servait à entraîner la monture.

D’après :     http://www.showcaves.com/english/explain/People/Martel.html

et  mon vieux  « Manuel pratique d’Astronomie »

Il existe un « Fond Lucien Rudaux »riche en photos de ses divers matériels et excursions dans les grottes , la mer et les divers pays visités :

http://archives.manche.fr/details-actualites.asp?card=7514433#.UwyXh3krGQs

et

http://recherche.archives.manche.fr/?id=recherche_partout&action=search&form_search_fulltext=%22Lucien%20Rudaux%22

N’hésitez pas à lui rendre visite si vous êtes tant soit peu sensible aux souvenirs de ces époques révolues bien que proches encore.

 

 

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Fév 24

NOUVEAU SOLEIL du 23.02.2014

Le ciel ayant consenti à se dégager alors que depuis trois mois il était couvert ou venteux, j’ai pu ouvrir le toit de l’observatoire et fixer quelques taches du jour, toujours avec le Mewlon 250, une lame Astrosolar photo, la camera Basler 1300, puis Autostakkert et IMerge

Les  taches 1981,82,83

 

1981-82-83-88 à 10h53 le 230214

Puis la tache 1987

Tache 1987 à 11h01 le 230214

Les images ne sont pas d’une grande finesse, le ciel ne s’est pas tout à fait appaisé.

Espérons que cela s’améliore enfin….

 

 

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